Extension du projet éducatif contre la mendicité à 2.000 autres enfants des Daaras
L’association a ouvert début 2020 une seconde phase à ce projet, après avoir réussi à sortir de la rue 1 500 enfants en 3 ans, un résultat marquant mais très relatif par rapport aux 7 000 que compte la région concernée.
Des enfants étaient « accueillis » au sein d’écoles coraniques dans des conditions épouvantables et, pour « bénéficier » d’un très maigre repas et d’un espace sans le moindre confort – ni eau, ni électricité – pour dormir à même le sol, étaient mis chaque jour à la mendicité pour couvrir les frais de fonctionnement de leur daara.
Ils ont à présent des conditions de vie décentes : des couchettes individuelles, des sanitaires, de l’eau potable, de la nourriture équilibrée et une éducation qui leur permettra de choisir un métier dans le futur.
Ce résultat a été atteint pour une grande part grâce à la mise en place d’activités génératrices de revenus au profit des daaras : des activités de culture et d’élevage dont, après prélèvement des besoins internes, le surplus est vendu sur les marchés ou aux collectivités.
Des Comités de veille suivent de près dans le temps le respect des obligations imposées aux daaras.
La nouvelle phase (2 000 nouveaux enfants) sera réalisée dans la même région (Matam) suivant les mêmes actions et procédures par le même partenaire local JED EEDS, une ONG reconnue, qui a maîtrisé toutes les nombreuses embûches.
Cette association possède les locaux et les autres moyens matériels nécessaires, en ce compris les indispensables véhicules de déplacement. Seul un ordinateur portable supplémentaire sera fourni.
8 membres de son personnel, des personnes expérimentées à la problématique, sont attachés à l’exécution du projet. Ils interviendront directement auprès des maîtres coraniques conciliants des 20 écoles sélectionnées et auprès des autorités locales, qui sont intégrées à toutes les étapes du projet et sont formées au respect de la loi sur la protection des enfants.
Le programme est échelonné depuis janvier 2020 et prendra fin en décembre 2023.
Le coût total du projet est de € 372.543.
Il est financé à hauteur de 80% par le Ministère des Affaires Étrangères et Européennes du Luxembourg à hauteur de € 298.034 (80%).
L’association peine à réunir les fonds privés et sollicite une aide de € 63.333 sur la période restante. Son apport en fonds propres s’élèvera à € 11.176.
Depuis 2002, l’asbl Programme d’Aide et de Développement Destinés aux Enfants du Monde - PADEM, vise à améliorer la qualité de vie de populations vulnérables - en particulier des enfants - dans les pays en voie de développement, à travers des actions pérennes basées sur le partenariat avec des acteurs de la société civile locale et la recherche constante de l’accomplissement des droits fondamentaux des bénéficiaires, dans le plus strict respect de leur culture.
PADEM gère annuellement environ 40 projets différents avec ses partenaires locaux.
Domaines d'intervention: A ce jour, elle a achevé plus de 200 projets, souvent étalés sur plusieurs années, en Inde, au Sri-Lanka, dans divers pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Europe (12 pays d’intervention). Au Luxembourg, elle propose en outre l’accompagnement de personnes bipolaires, et aux enseignants des ateliers sur divers thèmes humanitaires.
Agrément et subsides: Reconnue ONG de Développement, les fonds destinés aux projets proviennent principalement du Ministère des Affaires Étrangères et Européennes (MAEE) du Luxembourg et de dons émanant de diverses fondations, communes, collectivités, entreprises et particuliers ainsi que de la vente de produits équitables provenant de divers projets bénéficiaires. Son antenne en France est reconnue d’intérêt général par le Ministère de L’Économie et des Finances.