NOS PROJETS EN COURS ET RÉALISÉS

Projet n°
126
Montant
€ 280.000
21/07/2014
Lieu
Bruxelles - Belgique
Exécution
2015/2017
Association
Université Libre de Bruxelles
Projet
Amélioration des stratégies diagnostiques et thérapeutiques pour une maladie hématologique affectant des sujets jeunes : le syndrome hyperéosinophilique
Description

Ce projet de recherche médicale porte sur une maladie rare (orpheline), appartenant aux maladies inflammatoires chroniques, dont les conséquences sont fortement handicapantes voire potentiellement létales. La découverte de la perturbation moléculaire responsable de la maladie dans un petit sous-groupe de patients il y a une dizaine d’années a bouleversé le traitement et donc le pronostic pour ces derniers. Cependant, pour la grande majorité des patients, les mécanismes restent inconnus malgré des années d’études en Belgique et ailleurs dans le monde. Cette méconnaissance, couplée au fait que les gros bailleurs de fonds que sont les industries pharmaceutiques ne s’intéressent pas à ce genre de maladie peu rentable pour eux, explique le progrès très lent au plan du développement de nouveaux traitements.
Il existe cependant depuis peu un traitement très pointu et prometteur, développée pour le traitement de l’asthme, dont l’efficacité éventuelle pour cette maladie orpheline, doit être déterminée de manière approfondie à travers la recherche, qui ne peut être qu’académique.

Le projet poursuit deux objectifs :

  • développer et valider un outil diagnostique simple et fiable, afin de faciliter la distinction de différents sous-groupes de patients, et ce en vue d’une meilleure sélection pour des traitements pointus (y compris celui cité plus haut) ;
  • étudier in vitro le fonctionnement des globules blancs impliqués, afin de s’assurer de l’innocuité de ce traitement très novateur et surtout d’identifier des molécules qui pourraient, comme dans le cas des cancers, faire l’objet d’une intervention thérapeutique encore plus ciblée, car agissant en amont des mécanismes pathogènes, et donc, in fine, de prévenir de développement de la maladie.

Le projet est partiellement financé par le Fonds National de la Recherche Scientifique.
Toutefois, il faut qu’une doctorante (spécialisée en médecine interne) puisse se consacrer à plein-temps à ces travaux durant trois ans ; il faut également couvrir une partie des frais du projet (incluant l’achat de réactifs permettant de procéder à des analyses de sang complexes, non standardisées et d’interprétation délicate, disponibles seulement dans une poignée de centres spécialisés).
Ce projet sera mené, en connexion avec d’autres centres actifs sur ce terrain, dans un hôpital universitaire de référence (Bordet et Erasme)  ayant une visibilité internationale pour cette affection, et possédant une des plus grandes cohortes répertoriées de patients.

La demande d’allocation pour les trois années s’élève à € 280.000, à raison d’un tiers chaque année.

 

Evolution

Une allocation de € 280.000 est accordée libérable selon le calendrier présenté.
Le projet débute en mars 2015 et se poursuit. L’équipe est très satisfaite des résultats obtenus à ce stade. Une présentation orale lors du 9ème symposium de la International Eosinophil Society tenu à Chicago a fait état de certains aspects du projet qui se poursuit jusqu’à fin 2017.
Une extension et prolongation du projet a été introduite en mai 2017. Un complément d’allocation de € 70.000 a été accordé. Le projet prendra fin en 09/2018.
Les résultats en fin de projet sont jugés très positifs et seront présentés lors du symposium de la « International Eosinophil Society » en été 2019. Une retombée majeure est la reconnaissance de l’hôpital universitaire Erasme comme centre de référence par le réseau européen EuroBloodNet (s’inscrivant dans le cadre plus large des « European referral Networks).