Renforcement d’une agriculture productive rentable et durable dans 3 communes des arrondissements de Jacmel et Bainet au Sud-Est d’Haïti
PRÉSENTATION GÉNÉRALE
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Thématique : Sécurité alimentaire ; Réduction de la pauvreté ; Développement rural Développement agricole ; Développement de la société civile ; Renforcement de capacités ; Agroforesterie.
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Population cible : 375 familles rurales vulnérables (soit environ 1 875 individus au total). Le projet cible spécifiquement 193 femmes et 182 hommes, tous chefs de ménage.
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Zone d’intervention : Département du Sud-Est, Haïti. Communes de La Vallée de Jacmel, Bainet et Jacmel.
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Durée (terrain) : 18 mois (Octobre 2025 – Mars 2027).
RÉSUMÉ OPÉRATIONNEL
Ce projet propose une réponse intégrée à la crise de subsistance en milieu rural haïtien.
En combinant des interventions d’urgence (sécurité alimentaire immédiate) et des stratégies de durabilité (restauration des sols et formation), l’initiative repose sur quatre piliers : la formation technique en agroforesterie, le reboisement massif (30.000 arbres), la relance de la filière vivrière (90.000 plantules) et l’appui logistique par la distribution de 50 mulets.
L’atout majeur réside dans son approche « multiplicatrice » : les bénéficiaires formés deviennent des relais de compétences pour leur communauté, assurant une diffusion large des bonnes pratiques au-delà du cercle initial.
CONTEXTE ET JUSTIFICATION
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Contexte : Haïti subit une dégradation environnementale sévère couplée à une insécurité chronique généralisée, une pauvreté extrême, une insécurité alimentaire croissante et un effondrement des services de base. Le passage des pluies de novembre 2024 et de l’ouragan Mélissa en octobre 2025 a dévasté les cultures et le bétail dans le Sud-Est. Problématiques : Baisse de la fertilité des sols due à la déforestation, manque d’encadrement technique et difficulté de transport des récoltes (état des routes et des moyens de transport).
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Justification : Le projet s’aligne sur la stratégie nationale « Haïti Biodiversité 2030 ».
Il est jugé nécessaire car il ne se contente pas de distribuer des ressources, mais restaure l’écosystème productif (micro-bassins versants) pour prévenir les futures catastrophes climatiques et réduire la dépendance à l’aide.
PARTENAIRES ET APPROCHE
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Organisation initiatrice : l’asbl Objectif Tiers Monde ONG D (OTM), responsable de la conception, du pilotage stratégique, du suivi et de la mobilisation des fonds.
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Partenaire local (Exécution) : Organisation des Jeunes Universitaires de Carrefour pour l’Avancement d’Haïti (OJUCAH) apportant son expertise terrain et sa proximité avec les communautés rurales.
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Partenaire administratif : EPSA-M, une structure locale éprouvée par OTM pour la gestion sécurisée des flux financiers et le reporting, palliant l’absence (refus) d’enregistrement légal d’OTM en Haïti pour l’ouverture de comptes bancaires.
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Partenaire institutionnel : le Ministère des Affaires Étrangères et Européennes du Luxembourg (MAEE), principal bailleur de fonds.
Approche : Comité de pilotage mensuel par visioconférence et système de suivi via des indicateurs objectivement vérifiables (IOV) sur Excel. OJUCAH collabore avec l’Association pour la Dignité et le Respect des Femmes (ADRESFEM) afin d’assurer une approche inclusive et communautaire.
Méthodes de contrôle : Rapports financiers réguliers via EPSA-M, suivi technique mensuel par le comité de pilotage, audit externe prévu en fin de projet par un cabinet spécialisé.
BÉNÉFICIAIRES
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Bénéficiaires directs : 375 familles paysannes (distribution de bananiers) dont 193 femmes et 182 hommes, 30 agriculteurs/trices formés spécifiquement à l’agroforesterie et au compostage, 50 familles (priorité aux femmes et déplacés) recevant un mulet pour le transport.
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Bénéficiaires indirects : Environ 1 500 personnes (membres élargis des familles, voisins bénéficiant des services des mulets et des connaissances partagées par les pairs).
OBJECTIFS SPÉCIFIQUES DU PROJET
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Former 30 leaders paysans aux techniques de compostage, pesticides naturels et agroforesterie.
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Produire et planter 30.000 arbres forestiers et fruitiers pour restaurer le couvert végétal.
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Distribuer 90.000 plantules de bananes pour relancer la production vivrière immédiate.
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Mise à disposition de 50 mulets pour faciliter l’accès aux marchés et augmenter les revenus des ménages.
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Assurer un suivi rigoureux via un audit financier externe et un reporting mensuel.
RÉSULTATS ATTENDUS, IMPACT ET PÉRENNISATION
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Résultats attendus : Amélioration des rendements agricoles, réduction de l’érosion des sols et désenclavement des zones de production grâce aux mulets.
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Impact global : Renforcement de la résilience face au changement climatique et amélioration de la sécurité alimentaire locale.
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Pérennisation : Transmission : Les 30 leaders sont préparés à devenir des formateurs communautaires – Régénération : Les systèmes agroforestiers créent un cycle de fertilité naturel à long terme – Autonomie : Les revenus générés par la vente des bananes et les économies de transport permettent aux familles de s’autofinancer après le projet – Cohésion sociale des communautés, en particulier des femmes, grâce à une approche participative et au transfert de compétences.
AFFECTATION DES FONDS ET FINANCEMENT
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Coût total du projet : € 134.028. (Détail voir en annexes).
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Solde à financer : € 26.806.
Montant de la demande à la Fondation NIF: une aide généreuse pour combler le solde à financer de € 26.806, la participation du partenaire locale est fort ambitieuse.